Théâtre de VEVEY

 

Les comédiens de l'Etoile et l'opinion de la presse

 

LE PROGRÈS — ... C'est du vrai, du bon théâtre : celui qui touche directement son public avec le maximum de sincérité. Saluons au passage cette intéressante tentative de renouer avec le symbolisme théâtral et le spectacle populaire.

 

LE REPUBLICAIN LORRAIN, mai 1954 — ...Vivant témoignage du renouveau théâtral, les Compagnons de l'Etoile se sont écartés des sentiers battus. Ils ont définitivement abandonné l'habituel répertoire usé qui reste trop souvent le lot des jeunes compagnies. Leur art est tout neuf, éclectique, marqué au coin de l'originalité.

 

LE COURRIER PICARD — Cette soirée mérite de retenir l'attention de l'observateur du mouvement théâtral moderne; elle constitue un effort pour redonner au théâtre signification et dignité, et à ce titre, les Compagnons de l'Etoile ont droit â notre sympathie.

 

LE DAUPHINÊ LIBÈRE — Répétons-le, tout est d'un ton élevé, d'une valeur authentique, et ce qui reste parfois de malhabile ou de naïf, d'imparfait, n'est pas tellement gênant.

 

LA VOIX DU NORD — Les malades du sanatorium - trop souvent privés de soirées récréatives d'une telle fraîcheur d'esprit et d'une telle élévation de pensée — sont reconnaissants aux Compagnons de l'Etoile de leur avoir procuré de longs moments d'agrément.

 

LE FIGARO — Leur spectacle est une œuvre commune, montée avec soin, avec élan et poésie ; ils ont tout lait, les décors, la mise en scène, les textes même parfois et il existe bien des spectacles officiellement montés sur des scènes parisiennes qui n'atteignent pas à la cheville de celui-là.

 

AVIS DE NEUCHATEL — Le jeu des Compagnons de l'Etoile mérite les plus vifs éloges. La troupe est homogène. Tout est vie et mouvement en elle ; une ferveur indéniable et convaincante l'anime.

 

RÉFORME (PARIS) — Jeune compagnie qu'on commence à connaître en France, en Belgique, en Hollande, en Suisse, et qui bientôt, n'en doutons pas, sera davantage connue et applaudie : sa présente réussite fait présager de grands succès.

DAGBLAD (AMSTERDAM) — Un moment véritablement poignant et fascinant. Impossible de ne pas être enthousiasmé.

PAIX ET LIBERTÉ (CHARLEROI) — Une richesse technique étourdissante: toutes les ressources du mime, du masque, du geste, du bruitage et du rythme...

GERMINAL (BRUXELLES) — Demain encore ils auront la même flamme dans les yeux.

LE SOIR (BRUXELLES) — Il s'agit bien là de théâtre moderne, d'avant-garde, avec lequel on peut être d'accord ou ne pas être d'accord. Il ne se discute pas. On l'aime ou on ne l'aime pas.

TERRE DE PROVENCE (AIX-EN-PROVENCE-MARSEILLE) — Ils vivent comme des franciscains... leur désintéressement est absolu. Voilà, dans un temps où l'on gémit sur la démoralisation de la jeunesse, un exemple réconfortant et hardi ! Des jeunes artistes pleins de talent et de flamme, dont le front brille d'une singulière clarté, se tendent avec un geste fraternel vers les hommes de ce temps.

MIDI-LIBRE (NARBONNE) — L'auditoire fut vivement impressionné par le talent de ces acteurs qui n'a d'égal que leur vie qu'ils mènent simplement, modestement, sans tapage, sans publicité, pour la propagation d'un art pur et désintéressé, qui se double d'un vrai sacerdoce.

LE PROVENÇAL (NIMES) — Les comédiens de l'Etoile... conjonction de l'art, de la jeunesse et du talent !

 

      NOËL 1950. Donna, Pierre, Roger et Marc fondent à Vevey l'équipe des Compagnons de l'Etoile. Ils trouvent dans le Midi une terre d'élection et fixent leur centre à Combas, petit village du Gard, proche de Nîmes. Plus tard, Valia et Philippe se joignent à la compagnie.

      Véritables troubadours de notre temps, les Compagnons de l'Etoile vont de villes en villages pour y jouer la comédie et, selon l'expression de Molière lui-même, divertir les honnestes gens. Ils donnent des représentations n'importe où : sur une place publique, dans un café, dans une salle de quartier ou un hôpital, sur la scène d'un luxueux cinéma ou d'un théâtre de province et devant les publics les plus divers. Puis ils étendent leur champ d'action, font des tournées en Suisse, en Belgique et en Hollande où, par deux fois, ils ont le très grand honneur de jouer devant S. A. R. la Reine Wilhelmine. En quatre ans ils donnent plus de 800 représentations.

      A leur répertoire, des variétés, des jeux dramatiques, des pantomimes, des poèmes et des complaintes présentés dans un style dépouillé et sobre. Entre leurs tournées ils rentrent à Combas où ils montent leurs spectacles, confectionnent costumes et accessoires, brossent leurs décors et se préparent ensemble à reprendre la route.

      Leur but ? Œuvrer, selon le vœu profond de Léon Chancerel, pour le renouveau d'un art dramatique de qualité, non seulement dans les grandes villes, mais jusque dans les plus petits villages, à l'école comme à l'usine et dans toutes les cellules de la vie nationale soucieuses de noblement employer leurs loisirs et de s'élever spirituellement. Distraire intelligemment, proprement, apporter a tous une bouffée de joie, un moment de détente, l'occasion de rire sans arrière-pensée, de se dérouiller l'esprit à l'audition de morceaux connus ou nouveaux, d'être ému, exalté ou conduit même, parfois, à une salutaire réflexion.

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